Par GreatSong:
"Le Clan des Miros" est décidément bien parti pour suivre la même destinée que "Repenti", qui s'est écoulé à près de 800 000 exemplaires. Le deuxième opus de Renan Luce se classe en effet en première position des ventes dès sa sortie. Une grande première pour l'artiste, qui occupe cette place de choix, précédemment chasse-gardée de Johnny Hallyday. Le public a ainsi répondu présent pour fêter le jeune homme, désormais poids-lourd de la variété française.Ses fans répondent par la même occasion présent dans les salles puisque Renan Luce joue à guichet fermé depuis qu'il est sur les routes.
Par L'Express:
Le chanteur joue à cloche-pied sur son côté garnement de 29 ans qui évoque dans des histoires guillerettes le dépucelage, la vie de couple ou les femmes à lunettes avec des rimes enfantines : tirelires, billes, préau... Les thèmes, l'esprit, les guitares à la Brassens et le swing véloce le rapprochent de ses collègues marioles comme Bénabar, Thomas Dutronc ou Alexis HK. Pourtant, l'image reste floue, même lorsque Renan Luce aborde des sujets plus graves : la folie, le meurtre. Plaisant mais trop poli, plus malicieux que canaille, nostalgique sans le charme du rétro, le chanteur louvoie et nous laisse entre deux eaux.
Par Actu Musique SFR:
Comme il est dit dans sa bio, la dernière fois qu'il a sorti un disque, personne n'imaginait la suite... C'est vrai que le nommé Renan Luce, est devenu, par la grâce de quelques voisines chantonnées et d'un repenti sans regrets, un véritable phénomène de la chanson d'ici. Voix voilée et musique à l'intemporelle banalité classique. Sous cette apparente simplicité qui confine parfois à la monotonie, se dissimule une écriture habile, à l'humour mélancolique et acéré, capable d'égrener avec un naturel confondant autant d'histoires absurdes que de déclarations d'amour pas dupes.
Des qualités que l'on retrouve intactes sur ce nouvel album, intitulé Le Clan des miros, recueil de chansons nettes à lorgner sans lunettes. On y renoue avec le son Luce, guitares acoustiques et rythmiques caustiques, ici parfois enrichies de cordes londoniennes. Y surnagent la chanson On n'est pas à une bêtise près, B.O. du film Le petit Nicolas, et cette Fille de la bande qui batifole déjà dans le premier single. Renan Luce devrait être scénariste, tant ses chansons ressemblent à de petits films, courts métrages burlesques ou grinçants, en couleurs ou en noir et blanc, passant du conte enfantin (Rue de l'Oiseau Lyre) au polar sensuel (Nantes), du peplum familial (Grand-père) à la comédie romantique (Chez toi) avec la même aisance, les mêmes mouvements de caméra fluides et tendres. Bref, comme dirait le petit Nicolas, mieux vaut entendre ça que d'être miro. Et encore, on n'ose imaginer la suite...
Par MusicActu:
L'amour de l'artiste pour la musique lui permet de dévoiler 12 titres aux sonorités volontairement patinées, sur lesquels les instruments (guitare, banjo, violons, claviers "début de siècle", trompettes...) se croisent et se marient dans une délicieuse mixture positive qui donne parfois l'envie de sautiller sur place ("Rue de l'Oiseau Lyre"). Malicieux, Renan Luce ne trouve pas forcément la sortie du bac à sable et reste sur le registre des petites aventures adolescentes quand il s'agit de conserver ce petit air arboré par un certain Bénabar ("On n'est pas à une bêtise près"). Mais son talent pour l'écriture et la mise en musique des personnages et des situations est propice à créer un climat rassurant faisant référence à l'enfance-confiture-jeux-insouciance, une notion qu'il est l'un des seuls à entretenir avec passion.
- Une interview vidéo Ici
"Le clan des miros" a déjà 13 838 copies écoulées, et semble donc bien parti pour réitérer le succès de "Repenti".